Royan occupée

État des lieux

01 Abattoirs
Utilisés par les Allemands pendant l'Occupation, ils resteront en service jusqu'à la fin des années 60.
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02 Café de l'Hôtel de ville
Ce café, appartenant à Émile Garnier, est connu, dès le début de la guerre, pour être le point de rendez-vous des francs-maçons et des radicaux. Il sera, par la suite, un lieu de réunion pour les résistants.
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03 Café des Bains
Incontournable rendez-vous des Royannais et des baigneurs, le Café des Bains est célèbre pour avoir été peint en 1940 par Picasso, qui résidait alors à Royan et dont l'atelier donnait sur l'établissement.
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04 Caserne Champlain
Dépôt de vivres et d'habillement
L'ancienne caserne, devenue école Caudron, en 1935, chargée de former des mécaniciens de l'air, sert de garnison ainsi que de dépôt de vivres et de vêtements pour la Kriegsmarine. Elle abrite également un PC de transmission géré par la Luftwaffe (armée de l'air).
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05 Casino de Foncillon
Mess de la Kriegsmarine - dépôt de vivres
Devenu Palais des Congrès en 1938, il abrite également la bibliothèque et le Musée de Royan dont les collections seront détruites par le bombardement. Il n'est occupé qu'en partie par la Kriegsmarine pour servir de mess aux officiers et pour stocker des provisions. Le Secours National s'y installe pour les distributions de vêtements. Ses belvédères offrent une vue incomparable sur la flotte allemande en rade de Royan.
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06 Casino municipal
Le bâtiment de Redon, inauguré en 1895, s'agrémente de jardins art déco, créés par l'architecte paysagiste Bonnin, en 1931. Le mur arrière qui donne sur la place de la Poste est décoré avec la carte de la région, devant laquelle les Allemands défilent régulièrement, comme un symbole de l'Occupation. Les occupants se retrouvent souvent au cinéma qui leur est réservé certains soirs. En octobre 1944, le casino est transformé en position d'artillerie et des tranchées sont creusées dans les jardins.
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07 Château de La Triloterie
Quartier général de la 708e DI
Lors de la construction de la forteresse, un point d'appui, composé de plusieurs blockhaus, est construit à la Triloterie et abrite l'état-major de la 708e division d'infanterie. Le Château tout proche sert de dépôt d'explosifs.
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08 Château de Mons
Arsenal de la Kriegsmarine
En 1944, le Château de Mons est occupé par le service d'artillerie de marine venu de Rochefort. Un des officiers, Karl Günther, le décrit comme "un oasis de paix avec ses dépendances, ses écuries et ses granges, ses parcs, son vignoble et ses prairies". Il y croise le capitaine Hubert Meyer, gendre du propriétaire, qui passe parfois inspecter la propriété.
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09 Cimetière des Tilleuls
L'Occupation n'a pas de limite et le cimetière des Tilleuls se dote d'un carré destiné aux Allemands. C'est là que sera enterrée, en grande pompe, la sentinelle du Golf Hôtel, tuée en août 1940. À la fin de la guerre, on dénombre, au cimetière de Royan, 339 soldats allemands. Certains seront rapatriés en Allemagne, les autres transférés au cimetière militaire allemand de Berneuil, près de Saintes.
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10 Clinique Sainte-Marthe
Cette clinique compte une trentaine de lits. Pierre Veyssière en est le chirurgien en chef, jusqu'à son arrestation, pour faits de Résistance, le 10 juin 1944. Le médecin chef est Yves Domecq, lui-même résistant. Ils sont assistés de trois sœurs de la Charité. Une DCA a été installée sur la tour en 1941. Après le bombardement du 5 janvier, cet établissement procèdera à des opérations d'urgence mais sera rapidement évacué vers l'hôpital des Mathes.
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11 Église Notre-Dame
À l'exception de grandes manifestations, les Allemands ne célèbrent pas la messe à l'église Notre-Dame mais à la chapelle de l'hôpital Marie-Amélie. Le curé de Notre-Dame, Monseigneur Bouin, survivra 4 jours, enseveli dans sa cave après le bombardement, et sera transporté à la villa Clair de Lune, la maison close des Allemands transformée en centre de soin.
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12 Église Saint-Pierre
Le plus ancien monument de Royan, peint par Utrillo juste avant la guerre en 1936, souffrira des bombardements de 1945.
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13 Fort du Chay
Unité antiaérienne et batterie d'artillerie
Ce fort, ceinturé de fossés et doté d'une puissante artillerie de marine à la fin du XIXe siècle, croise ses feux avec Le Verdon pour bloquer l'embouchure de la Gironde. Les Allemands l'investissent immédiatement et utilisent les canons français pour tenter d'arrêter les bateaux fuyant l'estuaire en juin 1940. Cette artillerie sera démontée au printemps 1941 et remplacée par des canons plus puissants.
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14 Galeries Botton
Construites en ciment armé en 1926, ces galeries commerçantes du square Botton remplacent les anciennes baraques foraines. Comme les estivants et les Royannais, les Allemands prennent l'habitude d'y flâner.
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15 Garden Tennis
Garages poids lourds
Les soldats de la Compagnie Poids lourds recouvrent les courts du Garden Tennis de dalles bétonnées sur lesquelles ils construisent des garages en bois pour les véhicules et des dépôts d'essence.
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16 Gare des Tramways
Depuis 1890, le petit tramway de Royan permet de parcourir la côte. Ludique et pratique, il est devenu l'emblème de la ville et exerce aussi son pouvoir d'attraction touristique sur les occupants.
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17 Gare ferroviaire
C'est par la gare qu'arrivent régulièrement les nouvelles troupes allemandes puis le personnel et le matériel de l'Organisation Todt lorsque commence la construction du mur de l'Atlantique. Avec les limites de circulation en zone côtière, les voyageurs sont contraints de présenter leurs papiers à l'arrivée, ce qui engendre d'interminables attentes. En octobre 1944, la gare sera transformée en position fortifiée avec une mitrailleuse sous cloche blindée.
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18 Gare routière
Les bus, équipés au gazogène, continuent leurs services, au moins jusqu'au moment du siège de la Poche de Royan. Ce moyen de transport est propice aux échanges entre résistants. Des chauffeurs font passer du courrier et des informations clandestinement en zone libre puis aux FFI. La gare routière devient également une plaque tournante du marché noir. Pour faire face aux restrictions, les Royannais partent s'approvisionner dans les campagnes environnantes.
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19 Golf-Hôtel
État-major de la Kriegsmarine
La première construction de Pontaillac, devenue hôtel, est agrandie en 1930. Sa situation et son confort paraissent suffisants pour recevoir l'état-major de la Kriegsmarine et le commandant du secteur Gascogne, qui s'étend de la Seudre à la frontière espagnole. Le Golf Hôtel est fortifié et comporte plusieurs blockhaus. Les Forces Françaises y recevront la reddition de l'amiral Michahelles en avril 1945.
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20 Grand Hôtel de la Plage
École de sous-officiers
Les hôtels de Pontaillac, vastes et confortables sont parfaits pour loger les officiers en instruction à Royan. Un court répit avant de partir vers le front de l'Est.
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21 Grand Hôtel de Pontaillac
Divers services et écoles
Tous ces grands hôtels de Pontaillac, jadis fréquentés par une clientèle huppée, sont réaménagés en casernes confortables.
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22 Grand Hôtel du Parc
PC d'artillerie et de DCA
L'hôtel le plus important de la Grande Conche est réquisitionné pour différents usages. August Hampel, soldat allemand qui témoignera de l'Occupation à Royan, y passe plusieurs mois et trouve son ambiance plutôt morose. L'hôtel est défendu par une pièce d'artillerie de 75 puis les occupants y installent un canon de DCA.
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23 Hôpital Marie-Amélie
L'ancien couvent des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul est dirigé par le docteur Pierre Pont assisté par des religieuses. Ce médecin décédera quelques jours après le bombardement de janvier 1945, d'une crise cardiaque, liée certainement aux émotions vécues.
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24 Hôtel Beau-Rivage
Kreiskommandantur
La Kommandantur s'installe façade de Foncillon en juin 1940. Elle est le siège de l'administration militaire, le Militärbefehlshaber in Frankreich ou MBF qui exerce le pouvoir en zone occupée. La Kommandantur d'arrondissement, jusqu'alors à Rochefort, y est transférée en avril 1941.
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25 Hôtel Bellevue
Poste de timonerie de la Marine
C'est sur le toit de cet hôtel, à l'architecture années 30, que les marins communiquent par signaux avec les navires en rade. Modestes en 1940, les flottilles allemandes s'étoffent au fur et à mesure que la bataille de l'Atlantique se durcit. Démineurs, convoyeurs, briseurs de blocus se succèdent en rade de Royan.
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26 Hôtel de Paris
PC de la DCA - Luftwaffe
Ce sont les unités de terre de l'armée de l'air qui sont à Royan, pour servir la Flak, la défense antiaérienne. L'armée de l'air gère également le PC de transmission installé à Champlain.
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27 Hôtel de Ville
Le premier casino de Foncillon est transformé en Hôtel de Ville en 1927. C'est là que les Allemands reçoivent la reddition de la ville à leur arrivée, le 23 juin 1940. Le maire est alors Georges Vaucheret. Rémy Houssin lui succède en septembre 1940, confirmé dans ses fonctions par l'administration de Vichy qui, désormais, nomme les conseils municipaux. Houssin sera écarté en février 1943, remplacé par le colonel Rouquette jusqu'en juin 1944. Marcel Lanteires et Charles-Henri de Mesmay se succéderont pendant la Poche de Royan.
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28 Hôtel Foncillon
Logement des officiers
Situé sur la façade de Foncillon où se regroupent les centres de décision allemands en 1940 dont la Kommandantur, cet hôtel est immédiatement investi par les services.
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29 Hôtel La Chaumière
Foyer des Cosaques
Très méfiants vis à vis des Cosaques de la Wehrmacht, arrivés à Royan en 1943, les Allemands préfèrent ne pas partager leur foyer du Sporting, à Pontaillac, et envoient ces troupes de l'est à l'hôtel la Chaumière.
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30 Hôtel Les Flots Bleus
QG de l'Organisation Todt
Lorsque, en mars 1942, le Reich s'engage dans la construction du Mur de l'Atlantique, l'Organisation Todt est chargée de conduire le chantier. Elle compte environ un millier d'hommes à Royan.
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31 Hôtel Miramar
Aumonerie - dépôt de vivres
Situé en façade de Pontaillac, l'hôtel vante ses garages, installés avenue de Paris que les Allemands vont investir. Ceux-ci seront réaménagés après-guerre pour accueillir le marché de Pontaillac puis, en 2004, le Musée de Royan.
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32 Hôtel Océanic
Hôpital de la Kriegsmarine
Cet hôpital, situé à Vallières, servira de prison pour les résistants après la destruction de la villa Déli, lors du bombardement de janvier 1945. Les Allemands, craignant qu'il soit un repère trop évident pour l'aviation alliée, le détruisent en mars 1945.
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33 Hôtel Restaurant le Girondin
Les Allemands se retrouvaient souvent dans les restaurants pour "ingurgiter autre chose que l'infâme bouillie cuite dans d'énormes marmites". August Hampel.
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34 Hôtel Victoria
Siège de la Compagnie Poids Lourds
Cet hôtel abrite le 16e groupe automobile de la Marine qui assure le transport de matériel et de munitions. Il est sous l'autorité du commandant du port.
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35 Jetée du bac
Les troupes allemandes utilisent souvent le bac pour traverser la Gironde, le réquisitionnent pour faire des exercices de débarquement et vont même jusqu'à transformer Le Cordouan en mouilleur de mines.
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36 Lido - Mirado
Établissements de bains
Ces établissements de bains encadrent le casino municipal sur la plage de la Grande Conche. Construits en 1930, ils ne font pas l'unanimité et un journal les compare à deux forteresses. Curieux pressentiment ! Au début de l'Occupation, les Allemands y côtoient les baigneurs.
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37 Marché Central
Construit en 1930 sur le nouveau boulevard Aristide Briand, le marché central est très fréquenté par les Allemands qui consomment avec frénésie les marchandises françaises. Par contre, avec les pénuries et les tickets de rationnement, les Royannais attendent de longues heures pour être servis... quand ils le sont. En 1942, l'accès au marché est interdit aux Juifs. Pour être passés outre, plusieurs Royannais seront arrêtés et déportés.
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38 Paris Ciné
Cinéma
C'est l'un des cinq cinémas de Royan. Lorsque les spectateurs s'installent, ils espèrent ne pas être interrompus par une alerte. Au moment des actualités, qui relèvent de la propagande pour Vichy et les Allemands, les spectateurs sont avertis que toute manifestation entraînerait la fermeture de la salle. La lumière n'est d'ailleurs jamais éteinte à ce moment-là.
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39 Pavillon de Foncillon
Ce café à la mode pendant les Années folles sert également de cinéma pendant la guerre. Il fait partie des lieux où se retrouvent les Royannais pour se changer les idées.
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40 Port
Ce port d'échouage, à sec à marée basse, est soumis, pendant l'Occupation, à de strictes mesures concernant la circulation des bateaux. Les pêcheurs autorisés à sortir doivent être identifiés, munis d'un livre de pêche où sont consignés leurs déplacements et leurs prises. Plus tard, il faudra un laissez-passer pour accéder aux quais. Ces mesures visent à éviter toutes relations avec l'ennemi qui croise au large.
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41 Poste centrale
Construite en 1937, pour remplacer l'ancienne poste du boulevard Botton, elle s'accompagne d'un aménagement du carrefour qui symbolise désormais l'entrée de la ville. Les Allemands choisissent ce lieu pour le défilé de la victoire quelques jours après leur arrivée. L'occupant utilise la poste centrale plus que les Royannais. En zone côtière interdite, les échanges de courrier sont restreints et il est interdit de télégraphier et de téléphoner. Après la déclaration de l'état de siège, en septembre 1944, la poste est totalement fermée aux Français.
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42 Rues commerçantes
Les rues Gambetta et de la République sont les deux artères commerçantes de Royan, en arrière du Front de Mer. À leur arrivée, les Allemands fréquentent les magasins et sont même de gros consommateurs, aidés par un taux de change extrêmement favorable. Alors que les marchandises viennent à manquer, ces achats massifs finissent par passer pour un véritable pillage.
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43 Sheds Caudron
Ces hangars, situés en face de la caserne Champlain, abritaient le matériel et les machines outils de l'école de mécaniciens d'aviation Caudron. Les Allemands réquisitionnent l'ensemble ainsi que l'aluminium des avions démolis qui s'y entassaient.
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44 Sporting Casino
Foyer des soldats - Soldatenheim
Décoré à la mode allemande, le casino de Pontaillac, qui date de 1931, héberge le foyer principal des soldats, que les Royannais surnomment "ces Messieurs du Sporting". Épargné par les bombardements de janvier et d'avril 1945, il est toujours debout et passe, à tort, pour un bâtiment des années 50.
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45 Statue Eugène Pelletan
La statue d'Eugène Pelletan, située Square Botton, rend hommage à l'homme politique originaire de Saint-Palais-sur-Mer, qui décrivit dans un ouvrage la naissance de la station touristique de Royan. Elle est envoyée à la fonte par les Allemands en janvier 1942.
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46 Studios Couzinet
Dépôt de vivres de l'armée allemande
Producteur et metteur en scène, Émile Couzinet a installé, dans les années 30, des studios de cinéma dans les anciens entrepôts du Casino municipal, près de la gare. Ceux-ci sont réquisitionnés par les Allemands, qui les transforment en centre de ravitaillement. Les camions s'y approvisionnent pour alimenter les différentes garnisons allemandes. Le réalisateur tourne cependant deux films pendant la guerre, dans lesquels les Royannais, ravis, feront de la figuration.
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47 Temple
Le pasteur qui officie au temple est Samuel Besançon, un résistant. Il raconte, dans son livre Croix sur Royan, que l'édifice est réquisitionné, pour le culte, par l'aumonier allemand, tous les dimanches matins, obligeant les Royannais à attendre leur tour. Mais à toute chose malheur est bon et cette utilisation a permis d'obtenir du charbon pour "chauffer ces messieurs… et nous après".
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48 Tramway
Les soldats empruntent régulièrement ce qu'ils appellent le Bummelstrassenbahn, "le tortillard", voire l'envahissent. Sa ligne sera prolongée lorsque le tramway servira à transporter les matériaux du mur de l'Atlantique.
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49 Trianon
Cinéma
Ce cinéma, emblématique de l'architecture des années 30, permet aux Royannais d'oublier la guerre en projetant des films distrayants et populaires comme ceux de Sacha Guitry, qui avait ses habitudes à Royan avant-guerre. Toute la ville se précipite pour voir Fièvres de Jean Delannoy, tourné à Royan en 1941, avec Tino Rossi.
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50 Usine à gaz
Située en arrière du boulevard Garnier, l'imposante usine à gaz était le cauchemar des photographes qui tentaient de l'éviter sur les clichés vantant la station balnéaire. Pendant la guerre, l'approvisionnement en gaz se réduira comme peau de chagrin jusqu'à la coupure totale pendant le siège.
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51 Vichy Hôtel
Logement d'officiers
Entre les villas et les nombreux hôtels réquisitionnés, le boulevard Garnier est presque "privatisé" par l'armée allemande.
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52 Villa Amiot
Administration de la Kriegsmarine
Étant donné l'importance stratégique de la ville de Royan sur l'estuaire de la Gironde, dans le Golfe de Gascogne où se déroule la bataille de l'Atlantique, la Kriegsmarine est l'arme la plus représentée dans la ville et son contingent est le plus important. Elle occupe donc des bâtiments imposants comme la villa Amiot, ancienne maison de santé.
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53 Villa Castel-Joli
PC de transmission
Lorsque Royan se transforme en forteresse, cet important poste de commandement fait partie des lieux stratégiques protégés par des abris bétonnés.
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54 Villa le Clair de Lune
Maison close
Cette maison close, que les Royannais appellent "Chez Pompon", est réservée aux Allemands pendant l'Occupation. L'administration militaire veille scrupuleusement à l'état de santé des pensionnaires. Cette villa servira de centre de secours après le bombardement de janvier 1945. Les religieuses de l'hôpital Marie-Amélie, détruit, y donneront les premiers soins aux blessés. Parmi eux, le curé de Notre-Dame.
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55 Villa Déli
Prison militaire fin 1944
La villa Déli est aménagée en 1944 en prison pour les résistants et solidement fortifiée. Les prisonniers y vécurent le bombardement du 5 janvier 1945 et se souviennent d'avoir vu Aristide Augereau, du groupe de Saint-Sulpice, projeté au-dessus d'un arbre par le souffle d'une bombe.
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56 Villa l'Ermitage
Logement des recrues du RAD
Les très jeunes gens du Reicharbeitdienst (RAD), le service allemand du travail, sont recrutés en vue d'être enrôlés dans l'armée ou dans les SS. Ils logent dans des villas à Pontaillac, dont l'Ermitage. Les Royannais les surnomment les "petits Allemands" ou les "Biberons".
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57 Villa Le Lys Rouge
Résidence du commandant Pohlman
Lorsque Hartwig Pohlman devient commandant de la forteresse de Royan, en juin 1944, il cherche une villa inoccupée. Il jette son dévolu sur le Lys Rouge, réquisitionnée aux dépens de son propriétaire, le général Braconnier.
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58 Villa Le Nid d'Aigle
QG de la Gestapo
Dans les dernières années de l'Occupation, la Gestapo royannaise s'est installée dans cette villa du Nid d'Aigle et dans d'autres maisons du quartier, avenue Notre-Dame, allée des Chênes Verts.
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59 Villa les Glaïeuls
Unité sanitaire de la Marine
Les marins gravement blessés lors de l'attaque de la flotte allemande, par les Alliés, en rade de Royan, les 12 et 13 août 1944, y seront transportés et soignés.
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60 Villa les Palmiers
Collège de filles en 1940
En 1939, les jeunes filles quittent le collège Zola pour être scolarisées à la villa Les Palmiers, que la ville de Royan vient d'acquérir. Cette séparation s'explique vraisemblablement par l'afflux des enfants de réfugiés. La villa servira de mairie provisoire après le bombardement et les salles du sous-sol d'infirmerie pour les blessés.
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61 Villa les Roches
Logement d'officiers
Cette villa, idéalement placée sur la plage de Pontaillac et près du poste de commandement du Golf-Hôtel, loge une partie de l'état-major de la Kriegsmarine.
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62 Villa les Tamaris
Villa du commandant de la Kriegsmarine.
Un souterrain conduisait de cette villa à la plataine où, dit-on, un embarcadère permettait à une vedette d'accoster et d'évacuer le commandant.
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63 Villa Royana
Villa du général commandant d'armes
L'anncienne villa du maire, Paul Métadier, est occupée par le général commandant d'armes de la place de Royan, qui a autorité sur l'administration militaire et les troupes. Pendant les premiers mois d'occupation, les Allemands soignent leur image et la relève de la garde devant cette villa, selon un rituel impeccable, devient une attraction pour les Royannais.
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64 Villa Saint-Louis
Prison militaire, Strafanstalt
Cette première prison militaire héberge d'abord des soldats allemands avant d'accueillir des opposants français. Elle est située à proximité de la Feldgendarmerie, avenue de Pontaillac. S'avérant rapidement trop petite, elle est remplacée par la villa Déli, plus haut dans l'avenue.
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65 Villa Saint-Michel
Conseil de guerre
À partir de l'année 1944, alors que la situation devient délicate pour l'occupant, les services se regroupent à Pontaillac, autour du Golf Hôtel.
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66 Villa Trilo-Cottage
Kommandantur
Il existe plusieurs Kommandanturen sur le secteur du Pays Royannais. Celle installée à Trilo-Cottage, proche de l'état-major de la 708e à la Triloterie, fonctionnera à partir de 1942.
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67 Château de Perpigna
Hôpital auxiliaire de la défense passive
Dans le parc de la villa Chant des Oiseaux, surnommée Château de Perpigna, une tranchée importante de 300 places est creusée pour les écoles du voisinage, puis mise à la disposition de tous les Royannais après l'évacuation des enfants. Cet hôpital auxiliaire de la défense passive sera totalement détruit lors du bombardement de janvier 45.
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68 Monuments aux morts
Ce monument qui date de 1921, est doublement rescapé. En 1942, il échappe à l'envoi à la fonte des statues de la ville, par les Allemands. En 1945, il est miraculeusement épargné par les bombardements. Les Poilus ont la vie dure !
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69 Statue Frédéric Garnier
La statue de Frédéric Garnier, façade de Foncillon, évoque l'ancien maire de Royan qui sut développer la station. Son esthétique n'est pas du goût de tous et certains se sont offusqués des femmes dénudées représentées sur l'édifice. Elle est envoyée à la fonte, par les Allemands, en janvier 1942, en même temps que celle d'Eugène Pelletan, à la grande joie des jounaux favorables au régime de Vichy qui voient disparaître ainsi deux grandes figures, symbole de la République.
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